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DeepSeek est-il interdit au Royaume-Uni ? Ce qu'il faut savoir

Non, DeepSeek n'est pas interdit au grand public britannique, mais il est sous surveillance. Sa politique stocke vos prompts en Chine : anonymisez d'abord.

Par Pierre de ONYRI

Non, DeepSeek n'est pas interdit au grand public au Royaume-Uni. Au moment où nous écrivons, aucune interdiction nationale ne vise le public britannique. Mais l'outil est sous surveillance. Le gouvernement a alerté sur les risques liés aux données. Certains contextes publics ou de sécurité restreignent l'application. Un point compte quel que soit le statut légal. La politique de confidentialité de DeepSeek indique que vos données, y compris vos prompts, sont stockées sur des serveurs en Chine. Vos requêtes quittent donc le pays et relèvent du droit chinois. La parade est simple : n'y collez pas de données personnelles ou d'entreprise, et anonymisez-les avant l'envoi.

DeepSeek est-il interdit au Royaume-Uni ?

La réponse tient en une ligne. Début 2025, le Royaume-Uni n'a imposé aucune interdiction nationale de DeepSeek pour le grand public. Le gouvernement a mis en garde sur les risques liés aux données. Mais il a laissé l'usage au choix de chacun. Le ministre chargé de l'IA a invité les gens à rester attentifs à la manière dont leurs données sont traitées. Le Royaume-Uni a avancé plus prudemment que plusieurs de ses pairs.

  • Pas d'interdiction publique à l'échelle nationale, au moment où nous écrivons.
  • Le gouvernement a signalé des risques liés aux données, sans bloquer l'accès.
  • Le ministre de l'IA a appelé à la vigilance sur le traitement des données.
  • Selon des informations de presse, l'appli a été restreinte sur certains appareils du gouvernement.
  • Des responsables ont aussi mis en garde des entreprises, en privé, sur le partage d'informations.

Le cadre juste est donc nuancé. DeepSeek n'est pas interdit au public, mais il est surveillé. Il est aussi restreint dans certains contextes publics ou de sécurité. Ce n'est pas une interdiction générale. Le statut peut évoluer, alors vérifiez la situation la plus récente avant de conclure.

Ce qu'ont fait d'autres pays et organismes

Ailleurs, les réactions ont été plus fermes. Elles diffèrent par leur nature. Une seule est un vrai blocage ordonné par un régulateur. Les autres visent des appareils publics ou des agences précises. Le tableau ci-dessous les distingue.

Pays / organismeMesure prise (début 2025)
Italie — Garante (régulateur des données)Blocage ordonné fin janvier 2025 ; retrait des stores Apple et Google en Italie
Australie — gouvernement fédéralInterdit sur tous les systèmes et appareils publics le 4 février 2025
États-Unis — NASABloqué de ses systèmes le 31 janvier 2025
États-Unis — US NavyMise en garde du personnel contre son usage
Royaume-UniPas d'interdiction publique ; prudence dans certains contextes publics
Italie = blocage d'un régulateur. Australie = appareils publics. États-Unis = agences précises. Aucune n'est une interdiction du grand public à l'échelle d'un pays, comme au Royaume-Uni.

Le motif italien mérite d'être retenu. Le Garante, l'autorité italienne de protection des données, a agi pour une raison simple. La politique de DeepSeek indique que les données des utilisateurs sont stockées en Chine. Le régulateur y a vu un problème au regard du RGPD. C'est le même point qui doit guider tout utilisateur britannique.

Le vrai enjeu : vos prompts stockés en Chine

Voici le fait qui tient quel que soit le statut légal. La politique de confidentialité publiée par DeepSeek le dit clairement. Les données personnelles qu'elle collecte, y compris vos saisies, sont stockées sur des serveurs situés en République populaire de Chine. Autrement dit, vos prompts quittent le Royaume-Uni. Une fois là-bas, ils relèvent du droit chinois. Peu importe qu'il y ait une interdiction ou non.

Côté britannique, le cadre de protection des données reste le même. L'Information Commissioner's Office (ICO) est le régulateur britannique de la protection des données. Il applique le UK GDPR, la version britannique du RGPD, aux outils d'IA. Son approche est fondée sur le risque. Les organisations doivent protéger les données personnelles et rester transparentes sur leur traitement. Cette exigence vaut pour tout outil d'IA, DeepSeek compris.

La parade : anonymiser avant de coller

La bonne nouvelle : vous pouvez toujours utiliser l'outil pour des tâches générales. Le risque ne vient pas de la conversation. Il vient des données que vous y laissez. Gardez donc vos données personnelles et professionnelles hors du prompt. Quand vous devez inclure un cas concret, anonymisez-le d'abord.

  1. 1Repérez les données sensibles dans votre texte : noms, e-mails, montants, clients, secrets.
  2. 2Remplacez chaque valeur par un jeton réversible, côté navigateur.
  3. 3Envoyez seulement le texte anonymisé à l'outil d'IA.
  4. 4Restaurez les vraies valeurs dans la réponse, en local.
Schéma en deux temps : en haut, un téléphone dans un contour du Royaume-Uni affiche une carte de chat dont les lignes en clair (ambre) sortent du pays vers un serveur distant ; en bas, le même prompt anonymisé en jetons cobalt reste protégé, marqué d'une coche cobalt à l'intérieur du contour.
D'après Al Jazeera (pays et organismes ayant restreint DeepSeek), le Garante italien, la politique de confidentialité de DeepSeek et la guidance de l'ICO sur l'IA et le UK GDPR.

C'est le rôle d'ONYRI Sanitize. Le moteur détecte les données sensibles — noms, e-mails, montants, clients, secrets — et les remplace par des jetons réversibles avant l'envoi. La détection et le mapping restent dans votre navigateur. Seul un texte anonymisé atteint le modèle. Que DeepSeek soit interdit ou non, vos données sensibles ne quittent jamais votre navigateur. Vous obtenez l'aide, sans envoyer vos identifiants sur des serveurs hors du Royaume-Uni.

Questions fréquentes

DeepSeek est-il interdit au Royaume-Uni ?
Non, pas pour le grand public. Au moment où nous écrivons, le Royaume-Uni n'a imposé aucune interdiction nationale de DeepSeek pour le public. Le gouvernement a alerté sur les risques liés aux données, mais a laissé l'usage au choix de chacun. Des informations de presse évoquent des restrictions sur certains appareils du gouvernement. Le statut peut évoluer : vérifiez la situation la plus récente.
Pourquoi d'autres pays ont-ils bloqué DeepSeek ?
Les mesures diffèrent. L'Italie a connu un vrai blocage : son régulateur, le Garante, l'a ordonné fin janvier 2025, et l'appli a été retirée des stores italiens. L'Australie l'a interdit sur les appareils du gouvernement fédéral. Aux États-Unis, des agences comme la NASA et l'US Navy ont restreint son usage. Le motif récurrent : la politique de DeepSeek indique que les données sont stockées en Chine.
Est-il risqué de coller des données sensibles dans DeepSeek ?
Oui, mieux vaut l'éviter. La politique de confidentialité de DeepSeek indique que vos saisies sont stockées sur des serveurs en Chine, sous droit chinois. Vos prompts quittent donc le Royaume-Uni, interdiction ou pas. Ne collez pas de données personnelles ou d'entreprise. Si vous devez décrire un cas réel, remplacez d'abord les valeurs sensibles par des jetons.

Sources et références

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